Avec l’intégration de nouvelles entités en Allemagne, aux Pays-Bas et en Espagne, l’année 2025 a marqué un tournant international majeur pour le Groupe Dékuple, comptant désormais 25 % de ses effectifs hors de France.
Comment fédérer ces équipes multiculturelles tout en structurant une démarche d’impact durable ? Marie-Laure Ricard, Directrice Ressources Humaines et RSE, nous explique comment le Groupe accompagne cette croissance : entre harmonisation interne, formation continue (anglais, IA) et pilotage de la trajectoire climat dans le cadre du plan « Ambition 2030 ».
L’année 2025 marque un tournant décisif dans l’internationalisation du Groupe. Quel impact cela a-t-il eu sur vos enjeux RH ?
L’année a effectivement été transformatrice avec l’intégration de nouvelles entités européennes majeures : GUD.berlin en Allemagne, Selmore et DotControl aux Pays-Bas, et plus récemment l’agence créative After en Espagne. Avec désormais 25 % de nos effectifs situés hors de France et une présence dans 8 pays, nous avons dû adapter notre culture et nos modes de fonctionnement. Le défi principal a été d’harmoniser notre communication interne pour fédérer ces équipes multiculturelles. Pour cela, nous avons déployé Sociabble (baptisé Talks by Dékuple en interne), un nouvel outil partagé avec toutes les entités. Cette plateforme permet une communication fluide par chaînes et par sujets, invitant chaque collaborateur à réagir et partager ses initiatives. Grâce à la traduction automatique intégrée, nous avons fait tomber les barrières linguistiques, renforçant ainsi notre sentiment d’appartenance commun.
Comment accompagnez-vous cette transformation en termes de développement des compétences ?
L’adaptation de nos formations est une priorité absolue. D’une part, nous avons continué à placer l’intelligence artificielle au cœur de notre développement, en nous appuyant sur nos « IA Champions » pour former les équipes aux nouveaux usages génératifs et désormais à l’agentique. D’autre part, l’internationalisation du Groupe rend la maîtrise de l’anglais indispensable. Nous avons donc fait la part belle à l’apprentissage de l’anglais dans nos plans de formation pour fluidifier les échanges quotidiens entre les pays.
En 2026, le déploiement de nouveaux outils continuera d’accompagner une circulation de l’information toujours plus fluide. Notre objectif est clair : mieux nous connaître pour mieux travailler ensemble, en capitalisant sur la richesse de nos diversités.
Côté RSE, 2025 semble être une année de structuration. Quelle est la feuille de route du Groupe sur ces enjeux ?
Cette année a été centrée sur la structuration de notre plan pour afficher des ambitions en parfaite cohérence avec le nouveau plan stratégique du Groupe, « Ambition 2030 ». Nous avons travaillé à définir des objectifs chiffrés et mesurables pour chacun de nos axes RSE : sociaux, environnementaux et de gouvernance.
Cette démarche reste profondément fidèle à notre ADN : nos valeurs d’esprit de conquête, de respect et d’entraide, notre adhésion au Global Compact et aux ODD de l’ONU, ainsi que le socle formulé dans notre manifesto.
Où en êtes-vous sur le volet environnemental et la mesure de votre impact ?
Nous avons franchi une étape clé avec la réalisation de notre second bilan carbone, après celui de 2021. Ce nouvel audit, étendu à notre nouveau périmètre, est crucial car il nous permet de mesurer concrètement nos premiers résultats et, surtout, d’affiner notre trajectoire de réduction. Ces données nous permettent de piloter notre stratégie climat avec précision pour les années à venir, en impliquant l’ensemble de nos parties prenantes dans une démarche de progrès continu.